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Logan Carragaheen Jardinier - Homme à tout faire

Inscrit le : 18 Aoû 2005 Messages : 40 : Personnage Supprimé
| Sujet: Re: Le Hall Mar 6 Sep - 15:50 | |
| Logan regarda le chat qui s'était étendu de tout son long sur son pied avec un air absent. Tout cela lui semblait presque irréel et s'il n'avait senti le poids du chat sur ses orteils, il aurait douté de la véracité de ce qu'il voyait. Son regard remonta sur la femme qui se tenait devant lui, s'arrêtant sur la main qu'elle gardait, comme suspendue dans le vide, semblant attendre un baisemain...
Interloqué et ne sachant comment se comporter Logan resta un moment, comme pétrifié. Ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait de poser ses lèvres sur la peau blanche et fine de cette main. La beauté de cette femme le subjugait et Logan s'imagina pendant un instant, embrasser d'autres lieux de ce corps attirant.
La faim reprit le dessus, l'extirpant brutalement de sa rêverie. Ses doigts tremblants étaient partis à la rencontre de cette main tendue, sans qu'il n'en prenne vraiment conscience. Il arrêta son mouvement au moment précis où son index effleurait la paume de la main de la jeune femme. Logan sentit comme un frisson lui courir le long de l'échine. Il redressa la tête, troublé et murmura :
"Pourriez vous m'offrir de quoi me sustenter... J'ai tellement faim, madame... Chattan" _________________ "Do you really think that grass is always greener on the other side ?" |
|  | | Belig Chattan Résidente

Inscrit le : 28 Juin 2005 Messages : 82 : Modo
| Sujet: Re: Le Hall Mar 13 Sep - 3:23 | |
| La main de Belig, comme celle d’une marionnette, sembla rester accrochée en l’air par des filins invisibles. La gêne avait commencé d’empourprer le visage de Belig dans son entier. Il lui semblait qu’à chacune de ses oreilles était pendue une armoire pleine de linge tant la pression se fit forte dans ses lobes. Une lune rose.
Elle mit le chaton à terre et lui poussa légèrement l’arrière train pour le faire sortir.
Ainsi, cet homme passait ses besoins primaires avant les civilités. Ce côté informel de la personnalité de Logan, renvoyant Belig à elle-même, lui fit oublier l’embarras. Elle pressa le dos de la main qu’on venait de snober contre la pulpe de ses lèvres pour dissimuler un sourire.
« Manger. », résuma Belig en saisissant le bras de Logan.
Le manoir pouvait s’enorgueillir à raison d’avoir un garde manger rempli pour des siècles d’auto gestion. Logan n’allait pas tarder à le constater de ses yeux, de ses mains et de son palais.
[Cuisine] _________________
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|  | | Logan Carragaheen Jardinier - Homme à tout faire

Inscrit le : 18 Aoû 2005 Messages : 40 : Personnage Supprimé
| Sujet: Re: Le Hall Mer 14 Sep - 10:47 | |
| Logan regarda le petit pied de la femme pousser avec délicatesse mais fermeté le chaton vers l'extérieur. Comme dans un rêve, très troublé par la proximité de la femme dont chaque mouvement, y compris celui de son pied qui repoussait le chat et celui de sa main, si délicate, qu'elle posait sur ses lèvres, était d'une sensualité qui ne pouvait laisser Logan insensible, il se laissa attraper par le bras. Un frisson qu'il réprima lui parcouru l'échine quand il sentit les mains douces et légères entrer en contact avec sa peau, un peu à la façon légère d'un oiseau se posant sur son bras musculeux. Logan se laissa attirer à l'intérieur du grand hall et se laissa guider par cette femme auprès de qui il était prêt à s'abandonner...
"Merci, madame..."
C'est tout ce qu'il trouva à dire sur l'instant, s'apercevant que le fait de rompre le silence froissait le rêve qu'il était en train de vivre, tout éveillé.
[La Cuisine] _________________ "Do you really think that grass is always greener on the other side ?" |
|  | | Lain Chattan Résident

Inscrit le : 28 Juin 2005 Messages : 129 : Admin
| Sujet: Re: Le Hall Dim 25 Sep - 23:19 | |
| [Le Jardin - La Grande Allée]
Précédant le marin de plusieurs longueurs, Lain pénetra dans le hall et attendit au pied du grand escalier qu'il le rejoigne. Il posa les doigts sur le retour de la rampe. Son regard se troubla et sa main gantée se crispa autour sur le bois ciré. Il recula vivement et lacha son appui qui semblait frémir sous ses doigts.
L'homme pâle leva les yeux vers les étages supèrieurs comme à l'écoute. Après quelques secondes, il baissa la tête pour concentrer son attention et une moue plissa sa bouche. D'un pas las, il traversa le hall et s'approcha du grand miroir au cadre doré qui ornait le mur. Les deux mains à plat sur la glace, il laissa son regard translucide se perdre dans le reflet de la pièce et un murmure franchit ses lèvres, égrénant de rassurantes paroles pratiquement inaudibles, comme s'il se parlait à lui-même.
Il détourna la tête en entendant le marin entrer à son tour et indiqua l'escalier d'un geste, le visage tendu.
"Une chambre vous attend au second étage, Capitaine." _________________
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|  | | Gavin Mc Invité
| Sujet: Re: Le Hall Lun 26 Sep - 15:20 | |
| [Chambre de Balthus]
Arrivé dans le Hall, Gavin prit compte, avec le plus grand soulagement, que Belig et sa démoniaque protégée ne l'occupait plus, mais force était de constater qu'elles avaient été remplacées par deux hommes. L'héritier McFarlane releva un sourcil en les observant de son oeil critique. L'un d'eux était blessé. Les invalides étaient bien trop nombreux dans les environs. C'en devenait agaçant.
* Espérons que cette grosse bourrique saura se déplacer par elle-même, * pensa fort justement Gavin en détaillant l'homme barbu et son imposant gabarit.
Un pêcheur, sans doute. Il sentait le poisson à des miles à la ronde et ces oripeaux dans lesquels il était enveloppé... Ri-di-cu-le. Typique d'un de ces pourceaux de mer pourvus d'un mauvais goût frisant le grotesque. Un reniflement méprisant mit fin à ces réflexions, l'industriel portant à présent son attention au deuxième homme présent dans la pièce. Nettement mieux. Il devait être le premier qu'il ait pu rencontrer à être vêtu d'une façon décente. C'était un bon départ pour leur relation.
Faisant un pas vers l'avant, Gavin apostropha l'homme pâle:
« Monsieur, nous sommes à la recherche du propriétaire de cet endroit. Le véritable propriétaire, entendons-nous bien, car une jeune fille s'est effrontément présentée à nous comme la détentrice de ce titre. Je vous prierais de nous indiquer où nous pourrions trouver celui à qui appartient cette demeure si, bien sûr, vous avez connaissance de ses faits et gestes. » |
|  | | Owen Burnett Visiteur

Inscrit le : 21 Aoû 2005 Messages : 257
| Sujet: Re: Le Hall Lun 26 Sep - 21:34 | |
| [Le Jardin - La Grande Allée]
Owen franchit d'un pas alerte le perron, et entra dans le hall en prenant soin de ne point trop le salir, précaution qui ne lui était pas spécialement familière... Le marin remarqua d'un coup d'oeil l'hébétitude de son hôte qui tentait malgré tout de préserver les apparences.
*Aurait bien besoin de l'air marin, çui-là... Rgardez donc s'il est pâlot.*
Constatant avec quelque étonnement la résolution apparente de l'homme à ne pas l'accompagner à l'étage, Owen eut une inclinaison polie de la tête. Bien qu'il fusse arrivé de nulle part, le maître de cette superbe propriété le laissait déjà se promener à son aise chez lui... Etrange, mais somme toute appréciable. Le Capitaine posa le pied sur la première marche du majestueux escalier.
"Je vous remercie, Monsieur, je tâcherais de trouver la chambre que vous m'avez si galamment accordée..."
*A peine ampoulé, tout ça, à peine ampoulé.*
Owen avait gravi deux marches lorsqu'il croisa un nouvel arrivant. Inconsciemment, il avait stoppé son avancée dans l'escalier. Pour une demeure qu'il avait crue abandonnée, elle semblait receler pas mal d'occupants finalement. Mais l'homme qui lui faisait face ne lui inspirait aucune sympathie. D'ailleurs il ignora totalement le marin, après toutefois lui avoir accordé un regard méprisant, tout autant que s'il avait été pourvu du pire handicap. L'humeur emportée du Capitaine le reprit, et il ne put se retenir de lancer une petite pique au Sir, l'oeil noir -et rouge ?-.
"Ignorez-vous qu'il est de bon ton de saluer un infirme ? Au cas où il ne passe pas la nuit..." lâcha-t-il, cynique, tout en songeant que l'homme était décidément doté de la plus ridicule apparence qui soit. La moustache, la canne, l'air suffisant... Hautement risible.
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|  | | Balthus Invité
| Sujet: Re: Le Hall Mer 28 Sep - 11:22 | |
| [La chambre de Balthus]
C'est avec beaucoup moins de difficultés qu'il l'avait craint que Balthus parvint à rejoindre le grand hall. Les difficultés eussent été encore considérablement réduites si Gavin ne l'avait pas "involontairement" bousculé pour prendre la tête de leur délégation. Une main crispée sur la rampe, le jeune homme ravala une fois de plus une réplique cinglante. Bah, tout ceci n'avait pas vraiment d'importance à vrai dire. Tandis qu'il parvenait dans la grande pièce, il apperçu son encombrant compagnon aux prises avec un homme d'un certain âge, qui semblait tout droit sorti d'un roman d'aventure. Visiblement, l'inconnu n'était pas dans un meilleur état que le sien... et ne semblait pas spécialement apprécier Gavin, si l'on en jugeait par la teneur de leur échange. Voyant là une occasion de soulager légèrement sa frustration, le jeune homme dépassa les deux antagonistes, en lâchant un "Monsieur" respectueux et retentissant au marin. En tournant à nouveau la tête, le clerc se rendit compte qu'il fonçait droit sur une autre personne qu'il ne connaissait pas davantage que le blessé. Il pila sur place et, déséquilibré, du poser une main sur le mur ne pas s'étaler aux pieds du nouveau venu.
"Veuillez me pardonner..."
Les mots s'étranglèrent dans la gorge de Balthus lorsque celui-ci découvrit le visage de son hôte. Non que l'aspect de celui-ci eut quoi que ce soit d'effrayant, mais jamais le garçon n'avait rencontré quelqu'un d'allure aussi... froide. C'était le mot. Froid. Les yeux de Balthus étaient d'un noir profond. Ceux de l'inconnu, à l'inverse avaient les iris presque transparents. Le simple contact visuel semblait glacer quelque chose au plus profond de ses entrailles. Essayant de conserver une attitude courtoise et détendue, Balthus s'apprêtait à saluer l'homme lorsque l'inévitable Mac Farlane ayant sans doute déjà expédié son litige avec le marin, l'apostropha. Balthus recula donc de quelques pas et se contenta d'un léger fléchissement du buste à l'égard de l'apparition. |
|  | | Lain Chattan Résident

Inscrit le : 28 Juin 2005 Messages : 129 : Admin
| Sujet: Re: Le Hall Ven 30 Sep - 0:25 | |
| Lain allait saluer le marin et prendre congé, satisfait que l'homme soit apte à se débrouiller par lui-meme et n'ait pas besoin des services d'une bonne d'enfant, quand descendant l'escalier comme si le monde lui appartenait, un dandy fit son apparition. Lain fronça les sourcils, cela ne cesserait-il donc jamais ? Allaient-ils affluer comme une invasion de criquets ? Il comprit tout à fait le sentiment de frayeur intense qu'il avait lu sur son propre reflet quand un autre homme, plus jeune et d'un équilibre précaire se présenta. Ainsi, c'était à présent. Il voulu se détourner, trouver Belig lui parler, mais déjà le dandy l'apostrophait, le ton haut et le verbe orgueilleux. Lain posa son regard las sur le visage crispé de l'énervé et sa voix glacée tomba comme une lame.
"Lain Chattan. L'enfant ne mentait pas, Monsieur.. Monsieur dont je n'ai pas saisi le nom. L'enfant d'ailleurs ne ment jamais, ce qui est l'un des principes de cette maison. Juste devant la courtoisie qui semble vous faire cruellement défaut. Cependant, le jeune âge de la propriètaire me contraint à assumer le rôle de tuteur et par là même à diriger cette maison, avec l'aide de ma soeur que vous avez sans aucun doute rencontrée ou vous ne seriez pas ici même en cet instant."
Le regard froid glissa sur la tenue abimée du dandy et il haussa un sourcil.
"Je constate que vous avez trouvé de quoi vous sécher, ce qui est fort louable, cependant pour la collation qui vous sera servie plus tard, une tenue correcte sera fort appréciée."
Puis, d'un mouvement vif il s'approcha de Balthus et le soutint jusqu'à la banquette qui épousait le bow window et le fit assoir sur les coussins.
"Quant à vous, mon jeune ami, vous devriez prendre du repos et cessez de croire qu'il vous faut vous plier aux volontés d'autrui pour etre apprécié dans cette maison." _________________
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|  | | Coleen Chattan-Warington Héritière

Age : 26 Inscrit le : 28 Juin 2005 Messages : 305 : Admin
| Sujet: Re: Le Hall Dim 2 Oct - 17:57 | |
| [L'étude de Musique]
Descendant à son tour les escaliers marche après marche et la main caressant la rampe vernie, Coleen guettait les pas de Duncan derrière elle. Aux vues du trouble qui venait de le prendre quelques instants auparavant, elle se demandait s'il allait hésiter ou non à la suivre.
La jeune fille posa enfin le pied sur le palier du hall, observant dans le plus grand silence les personnes présentes : un homme barbu fort mal en point qu'elle ne connaissait pas, Gavin avec son air toujours aussi hautain, l'autre homme blessé à la jambe -comment se faisait-il qu'il n'ait toujours pas été soigné ?- et Lain qui aidait ce dernier à s'asseoir.
Coleen s'avança dans le hall, passant devant McFarlane et s'approchant de son tuteur. D'une voix calme, ni trop forte ni trop basse, elle demanda.
"Lain.. Si Belig est occupée, peut-être pourrais-je me rendre utile en soignant Monsieur ?" _________________
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|  | | Duncan M Invité
| Sujet: Re: Le Hall Mar 4 Oct - 3:14 | |
| [L'étude de musique]
La première chose que remarqua Duncan lorsqu'il atteint le Hall fut Gavin. Comment ne pas le remarquer, à vrai dire? Il n'avait en rien changé depuis les derniers mois. Toujours cette même expression méprisante qui ne le quittait jamais et cette tendance à parler plus fort qu'il ne le devrait. Si on les avait placés côte à côte, en ce moment même, le précepteur et l'industriel, jamais on ne se serait douté du lien qui les unissait tous deux. La Vie était décidément une blague de bien mauvais goût.
Le jeune homme fut étonné par l'état du complet de Gavin, lui qui avait pour philosophie le dandyisme. Le voir dans une telle condition était des plus amusants, mais l'heure n'était visiblement pas à rire, à en juger par le teint cramoisi du colérique 'gentleman'. Venait-on, par malheur, de l'insulter? La suite des évènements promettaient d'être passionnantes.
Son regard se posa ensuite sur l'inconnu, barbu tout comme lui, presque au niveau de l'héritier McFarlane. Un marin, sans doute. On le voyait dans la façon même dont il se tenait ou dont il était vêtu, à sa peau bronzée par le Soleil ou son regard dur mais franc... Un regard qui aurait fait baissé les yeux à n'importe qui, sauf bien sûr, Gavin McFarlane.
Duncan se surprit à froncer les sourcils en voyant Lain penché sur un autre homme. Il nota alors la jambe blessée de ce dernier et hocha imperceptiblement la tête. Qui était-il? Faisait-il partie de la maisonnée? À en juger par les paroles de Coleen, il n'en était rien. Un autre visiteur alors? Pourquoi affluaient-ils tous au même moment? Gavin, le jeune homme blessé, le capitaine de navire et lui-même. Était-ce une coincidence que tous se retrouvent en cet endroit ce jour-là?
Comme à son habitude, l'instituteur préféra se taire et attendre de voir ce qui allait se produire pour agir en conséquence. |
|  | | Gavin Mc Invité
| Sujet: Re: Le Hall Jeu 6 Oct - 4:00 | |
| Gavin tourna la tête vers le misérable pêcheur lorsque celui-ci s’adressa à lui de la plus odieuse façon. Cherchait-il à lui apprendre les bonnes manières, ce rustre sans éducation? Quelle farce incroyable. Pour la forme, le dandy condescendit à jeter un nouveau regard hautain à cet homme dont l’odeur d’algues putréfiées était sur le point de l’indisposer. De là à communiquer avec lui par la parole… Comme si cet énergumène était apte à comprendre le langage usité par les gentlemen! Il ne devait même pas savoir lire autre chose qu’une boussole, ce vieux sardinier.
L’héritier McFarlane se soucia également peu de Van Freehscheft qui avait encore trouvé le moyen de s’étaler de tout son long contre le sol. Ce jeune homme était décidément un empoté. Incapable de monter des escaliers par lui-même tout comme de les descendre… Mais il n’eut pas beaucoup de temps pour s’étendre sur le cas désespéré du jeune clerc, car les paroles de celui qu’il avait cru un ami – il était tout de même habillé d’une fort belle façon, ce qui le rendait d’ores sympathique – étaient tout sauf cordiales. Si le teint de Gavin était progressivement devenu écarlate pendant les premières phrases qu’on lui avait dites, il avait littéralement pris une teinte violacée lorsqu’on avait fait un commentaire sur sa tenue. Qu’on remette sa courtoisie ou son tact en doute était déjà un grave affront, mais qu’on s’en prenne à sa mise! C’était trop.
« Monsieur… Chattan. Vous saurez d’abord que ma tenue était plus que correcte avant que votre protégée ne l’asperge d’eau, explosa le dandy, grièvement blessé dans son orgueil. D’ailleurs, j’aurais un mot à vous dire sur la manière dont on éduque un enfant car votre… »
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase car, entendant des bruits de pas, il avait relevé la tête pour voir se profiler dans le haut des escaliers la petite peste dont il rapportait justement le comportement admissible, petite peste accompagnée de nul autre que :
« Duncan! » s’écria Gavin, visiblement surpris.
L’étonnement fit bien vite place à l’expression suffisante qu’il arborait en tout temps. Sa bouche fendit en un grand sourire et, gravissant rapidement les marches qui les séparaient, il se rendit à la hauteur du précepteur.
« Ne t’avais-je pas dit que tu ne pourrais pas te cacher bien longtemps de moi? » demanda-t-il, la moquerie et le triomphe se mêlant dans sa voix. |
|  | | Owen Burnett Visiteur

Inscrit le : 21 Aoû 2005 Messages : 257
| Sujet: Re: Le Hall Ven 7 Oct - 21:59 | |
| Une véritable invasion. Telle était l'impression d'un vieux loup de mer devant quatre hommes et une enfant dont les relations mutuelles semblaient des plus complexes. Renonçant à en faire l'analyse, Owen se concentra plutôt sur le regard méprisant que lui adressa l'espèce de dandy ridicule, et eut un petit rire. Décidément, l'homme était redoutable en matière de comique. Le Capitaine s'appliqua à étudier tous les protagonistes de la scène qui se jouait juste devant ses yeux noirs. L'hôte, fidèle à lui-même, insaisissable et distant. Le dandy qui ne savait plus où donner de la tête et s'évertuait à dominer le jeu. La fillette aux yeux perçants, l'air trop grave et trop éduqué pour son âge. Le blessé et le nommé Duncan, ceux qui semblaient, somme toute, les plus équilibrés.
Owen renonça à aller prendre connaissance de sa chambre si vite, curieux de suivre l'évolution de la situation. Son caractère seul lui commandait bien des réactions des plus prometteuses, mais le respect qu'il devait à Lain Chattan agissait en petite voix de la conscience. Lorsque la fillette proposa de soigner le blessé, il ne put toutefois s'empêcher de hausser les sourcils d'un air sceptique. La soeur de Chattan guérisseuse, et sa pupille également ? Owen doutait fortement de la capacité d'une aristocrate enfant à bander une jambe adulte à moitié sanguinolente. A moins qu'elles n'utilisassent que des fleurs séchées, ou autres âneries ? Sottises: un bandage de toile de voile ou, faute de mieux, de linge épais.
Soucieux de justifier sa présence prolongée dans le hall, le marin redescendit d'une marche et adressa un regard direct et humain au blessé:
"Puisque je dois moi-même m'arranger un peu, je peux vous proposer un bandage ? Entre infirmes, on peut s'entraider..." ajouta-t-il en coulant une expression sarcastique en direction du dandy. _________________
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|  | | Balthus Invité
| Sujet: Re: Le Hall Mar 11 Oct - 18:30 | |
| "Entre infirmes"... La vie nocturne de Balthus l'avait ammené à fréquenter nombre de personnages issus de milieux tous plus divers les uns que les autres. Cependant, il n'avait encore jamais eut une occasion véritable de converser avec ces hommes de la mer. Tout au plus avait-il connu des plaisanciers, des gens pour qui une sortie en bateau n'était qu'un loisir comme les autres. Cet homme était différent, on le voyait à ses gestes. Qui plus est, il émanait quelque chose de rassurant de lui. Quelque chose de "solide". Oui. Il était l'antithèse de l'impression désagréable qu'avait éprouvé le jeune homme en se voyant dans le miroir. C'est pourquoi ses paroles le touchèrent bien plus que le léger sarcasme de leur hôte. Celui-ci avait énoncé un travers que Balthus se connaissait bien, et dans lequel il était prompt à verser dans les situations critiques. C'était de bonne guerre. Il acquiesça donc d'un mouvement de tête distinct à l'égard de Burnett, tout en s'arrangeant pour que cet assentiement soit remarqué par Mac Farlane. Toutefois, il ne voulait pas froisser l'enfant. Elle s'était montrée aimable envers lui et l'ignorer aurait été se conduire comme le dernier des...
*Mac Farlane ?*
Balthus étouffa un gloussement, avant de s'adresser à Coleen.
"Mademoiselle, auriez-vous quelques talents en l'art de guérir ?"
La question n'était qu'à moitié de pure forme. Balthus avait en effet connu de jeunes aristocrates qui occupaient leurs loisirs à la construction, la cambriole ou les acrobaties... alors pourquoi pas aux soins des blessés ? |
|  | | Lain Chattan Résident

Inscrit le : 28 Juin 2005 Messages : 129 : Admin
| Sujet: Re: Le Hall Ven 14 Oct - 18:27 | |
| Le jeune blessé confortablement installé parmi les coussins, Lain se tourna lentement vers le dandy surexcité et son regard froid s'étira dangereusement, les yeux legerement obliques si semblables malgré leur pâle couleur à un regard de loup. Il observa un silence, marquant un temps de glace dans la conversation. Puis, la tete inclinée sur le coté dans une attitude ironique, la voix calme et sourde :
"Vous me surprenez Monsieur. Je ne pensais pas qu'il exista encore dans nos contrées pour le moins civilisées un homme de votre incorrection, hormis peut-être chez quelques rustres n'ayant pas eu le bonheur de recevoir une éducation complete. Auriez vous l'intention de m'apprendre la façon de faire marcher ma maison et d'élever ma pupille ? Ceci me semblerait fort déplacé venant d'un homme dont je ne sais rien.."
Un sourire en coin contredit malgré lui ces derniers mots.
".. qui impose sa présence sans droit ni titre et à qui nous offrons l'hospitalité sans plus de questions."
Estimant avoir largement assez accordé d'attention au dandy, Lain baissa les yeux vers Coleen et lui sourit, amusé.
"Non, enfant, vous ne pouvez pas soigner Monsieur Van Freehscheft. Tout d'abord parce que seule Belig est suffisamment versée dans l'Art Médical pour décider des soins à lui apporter et ensuite parce que voyez vous, jeune fille, il serait fort inconvenant que vous ayez à voir ce monsieur oter ses pantalons."
Il posa la main d'un geste tendre sur la tete brune de la petite en une caresse familière et releva les yeux vers le précepteur.
"Monsieur McKinnon, puisqu'il semble que Monsieur McFarlane soit de vos connaissances, je vous serai reconnaissant de lui expliquer les us et coutumes de la maison dont Coleen vous a certainement fait part et de régler vos différents à l'écart des oreilles de l'enfant qui n'a point a les connaître."
D'un geste de la main, il indiqua à nouveau l'escalier.
"Capitaine, si vous le permettez je vais à présent vous montrer votre chambre."
[Chambre d'Owen] _________________
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|  | | Coleen Chattan-Warington Héritière

Age : 26 Inscrit le : 28 Juin 2005 Messages : 305 : Admin
| Sujet: Re: Le Hall Ven 14 Oct - 21:30 | |
| Pivotant un peu de côté mais restant toujours droite sur ses pieds comme un piquet, Coleen se tourna vers le marin alors qu'il proposait de faire un bandage à Balthus. Elle plissa les paupières, trouvant cela un peu déplacé alors qu'elle venait de le proposer elle-même. Bien que son expression sarcatisque semblait dirigée vers McFarlane, Coleen dévisagea le marin, concluant que cette remarque était un manque évident de considération envers elle, que ce soit voulu ou non.
La voix du blessé lui-même lui fit détacher son regard du marin pour le poser à nouveau sur le jeune homme blond.
"Je n'aurais pas la prétention de dire que j'ai autant de connaissances qu'un médecin, monsieur. Mais si je me propose pour vous soigner, je pense que cela signifie que j'en suis capable." dit-elle toujours cette voix froide, monocordre mais sans animosité.
Coleen avait délibérément ignoré l'échange entre Lain et McFarlane. Cela ne la concernait plus et elle doutait que quelconque paroles sortant de la bouche de cet homme suffisant lui apprenne quoi que ce soit d'intéressant.
C'est donc avec patience qu'elle attendit que Lain pose les yeux sur elle pour répondre à sa question dont elle connaissait déjà l'issue. Cependant, la remarque sur les pantalons de Balthus la surprit. Il était évident qu'elle n'aurait pas demandé à cet inconnu de se dévêtir devant elle mais si Lain voyait les choses comme cela, alors elle n'avait rien à dire et Coleen se contenta d'acquiécer.
Lorsqu'il posa une main sur ses cheveux, elle ferma les yeux lentement, indiquant qu'elle appréciait à sa manière, ce qui aurait été interprété par un sourire chez quelqu'un d'autre.
Elle rouvrit les yeux tandis que Lain s'adressait au marin et Coleen ressentit alors une sorte de malaise quand ses yeux violets se posèrent sur la 'foule' qui se trouvait dans le hall. Tant d'inconnus en même temps, tant de caractères différents et plus ou moins appréciables. Un doute soudain provoqua un noeud dans sa gorge alors qu'elle se demandait ce qui pourrait bien arriver par la suite. Elle chercha fugitivement du réconfort dans les yeux de Lain mais le temps n'était pas aux explications.
Elle contourna calmement son tuteur et le blessé sans un mot de plus et disparut derrière la porte menant aux communs pour aller chercher Belig.
[Cuisines] _________________
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